Les Sables – Les Açores – Les Sables

Cette fois c’est du sérieux! Avec la « SAS » le skipper va se frotter pour la première fois au grand large en solitaire. Deux étapes de 1200 milles nautiques pour un aller retour aux Açores. Considérée comme le meilleur galop d’essai possible pour la Mini-Transat, cette course est aussi bel et bien une épreuve à part entière, très complète et technique. Sortie du golfe de Gascogne, passage du redouté Cap Finistère, gestion de l’Anticyclone et des trains de dépressions, gestion du sommeil, de la nourriture, risque de casse matérielle, solitude… Autant de paramètres que les skippers vont devoir négocier pour arriver à bon port car sur des courses de telle envergure, arriver est bel et bien une première victoire!

 1475822062La première étape verra Valentin prendre une option un peu trop sud après le Cap Finistère. « Nous nous attendions à ce que l’anticyclone, très nord, se repositionne plus au sud. Le moyen le plus sûr de ne pas se retrouver pris au piège était donc de le contourner en restant en dessous. » explique le skipper. Malheureusement le scénario ne s’est pas produit ainsi et ce dernier rallongera trop sa route pour pouvoir prétendre aux places d’honneur à Horta. Il finira quand même huitième de cette première étape.

Après une dizaine de jour de repos bien mérité dans ce paradis terrestre qu’est l’île de Faial, la flotte s’élance sur le chemin du retour. Les prévisions donnent une étape en trois temps. Un début assez simple tactiquement où le jeu sera de contourner une dorsale anticyclonique par le nord en se plaçant en avant d’un front, ensuite, aux alentours du troisième jour, une phase assez incertaine et compliquée au niveau de la météo, puis un sprint sur les Sables avec l’arrivée par l’arrière d’un front actif. Après un excellent début de course et une belle gestion de la partie délicate, Valentin s’est vu contraint de lever le pied dans la brise de fin d’étape en raison d’un problème technique. « La cadène de bastaque tribord menaçait de traverser le tableau arrière, l’intégrité du gréement était compromise. J’ai dû me faire violence pour renoncer à jouer les avant-postes et ramener mon Shaman en bon état à la maison. Le sens marin a primé sur la compétition et c’est ainsi que les choses doivent se passer en mer! » concluait le skipper, frustré par la tournure des événements mais heureux quand même d’être arrivé à bon port.

Retrouvez ici le film tourné pendant cette course.

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